L’OSTÉOPOROSE, MALADIE OSSEUSE ASYMPTOMATIQUE

Souvent diagnostiquée en cas de fractures non traumatiques. L’objectif des traitements est de réduire la résorption osseuse et/ou stimuler la formation osseuse.

L’ostéoporose est donc une atteinte du squelette caractérisée par une densité osseuse basse et des altérations de la microarchitecture de l’os (appelée aussi trame osseuse), exposant au risque de fractures. Il ne faut pas la confondre avec l’ostéopénie qui est un état intermédiaire, ni avec l’ostéomalacie qui est une décalcification osseuse généralisée due à une insuffisance de fixation du phosphore et du calcium.

Normalement, l’os est en perpétuel renouvellement. C’est ce qu’on appelle le remodelage osseux. Tous les jours, l’os ancien, abîmé, est détruit par les ostéoclastes spécialisés dans la résorption osseuse par l’intermédiaire d’enzymes ; il est remplacé par les ostéoblastes qui fabriquent de l’os sain en produisant les constituants de la matrice osseuse et en assurant la minéralisation du tissu.

L’alimentation, la phytothérapie ou les approches corporelles peuvent stimuler ce processus qui se modifie avec l’âge.

Pour avoir des os en béton, il faut leur apporter des minéraux et des oligo-éléments nécessaire à leur constitution. Certaines plantes riches en silicium aident à la formation du squelette et accélèrent la calcification. On trouve ainsi la prêle des champs ou même l’ortie (qui stimulent la production de collagène de la matrice osseuse et facilitent la fixation du calcium), le bambou (qui favorise la construction osseuse et l’assimilation du phosphore, améliore le confort articulaire et redonne souplesse aux articulations en limitant la dégénérescence du cartilage), le bouleau (qui reminéralise tout en drainant les déchets accumulés, notamment les toxines acides, par son action diurétique mais aussi drainante hépatique).

L’alimentation est aussi une approche à ne pas négliger : on trouve des phyto-oestrogènes dans le soja, le houblon, le trèfle (sous forme d’isoflavones et de coumestanes), dans les pousses d’alfalfa (sous forme de coumestanes) et dans le lin (sous forme de lignanes). Toutefois, l’effet direct sur l’ostéoporose reste discuté, car il est clair que cette maladie est d’origine multifactorielle. Une mauvaise alimentation avec abus de sodas, de café, de sel et d’alcool en est une cause. Un régime acidifiant riche en protéines animales, céréales et produits laitiers participe à la dégradation du tissu osseux. C’est d’autant plus vrai chez les personnes âgées dont les reins fonctionnent moins bien et sont donc moins capables de tamponner le déséquilibre vers l’acidose. Pour rétablir l’équilibre, l’organisme utilise le citrate et le bicarbonate de l’os, avec pour conséquence une altération de la structure osseuse et notamment du métabolisme du calcium. Il est donc important de privilégier une alimentation alcalinisante, riche en fruits et légumes, sans excès de sel, associée à une augmentation des apports en calcium végétal.

Ce régime doit être mis en place tôt, puisque le capitale osseux est défini par la masse osseuse acquise à la fin de la croissance.

Pour le goûter pensez aux amandes, bananes et figues séchées et kiwis. Remplacez régulièrement les pâtes par des lentilles ou des haricots secs. Pour relever vos plats, utilisez du gomasio, mélange de sel et de sésame grillé venant du Japon.

Utilisez du varech (ficus vesiculosus) algue riche en minéraux (calcium, magnésium, potassium) et en oligo-éléments, elle est un excellent reminéralisant, mais contre-indiquée en cas d’hyperthyroïdie.  L’ortie est une mine de calcium, de magnésium et de phosphore, véritable amie du système nerveux et de l’organisme en général.

Source : magazine Plantes et Santé – 

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